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Educazen

Pierre ANY, gérant de l’agence de garde d’enfants Educazen

Il aurait pu gravir les échelons du monde de la banque, il a choisi de rester fidèle à ses valeurs profondes et à ce que ses parents avaient fait germer en lui : l’éducation comme le moteur d’une vie. Une vie, riche de voyages et de rencontres ; et qui l’aura mené au cœur de Saint-Cyprien, dans cette jolie agence de la rue de la République, où Pierre Any fait le bonheur de nombreuses familles du quartier.

 

L’Afrique et la France, comme un bouillon d’enfance

Il raconte modestement avoir eu une enfance « comme tout le monde », faite de parties de foot et d’activités manuelles ; de copains de récrée et de devoirs à faire ; mais son histoire, à bien y regarder, n’est pas tout à fait banale. Pierre est né en Côte d’Ivoire, d’abord. Il y a passé toute sa petite enfance et même un peu plus, puisqu’il est resté dans ce pays d’Afrique occidentale jusqu’à l’âge de 8 ans. Suffisamment de temps pour bâtir une enfance solide. Ses parents, voyageurs dans l’âme, s’installent ensuite au Congo ; mais en 1994, alors qu’il n’a pas encore 10 ans, ils doivent quitter les lieux, situation politique oblige. Cette année-là le Congo s’embrase et s’enfonce dans des affrontements civils armés, Pierre et sa famille sont obligés de partir.

C’est l’hiver en France. Le petit garçon, sa sœur et ses parents atterrissent dans l’Est de la France et découvrent le froid. C’était la première fois pour le petit Pierre, qui allait devoir s’habituer : son adolescence il allait la passer là. Dans la grisaille et la pluie d’une ville de province en France, dans des paysages de campagne et dans les couloirs d’un collège, puis d’un lycée, tout ce qu’il y a de plus classique. Dès son arrivée en France il intègre une classe de CM1.  Pour le jeune homme, c’est le bonheur. « On avait de bons profs et un bon cadre ». Une année de retour sur les terres africaines, au Cameroun, ne suffira pas à entamer son ancrage français. Ses parents ont dû y passer un an pour raisons professionnelles, ils ont évidemment emmené leurs deux enfants, « je savais qu’on allait revenir en France ». Et en effet, Pierre revient, en famille : passe son BAC, un Bac S qu’il obtient avec Mention. C’est le début des études supérieures, et sa voie, il ne la choisit pas au hasard.

 

La passion de l’éducation : une vocation familiale

L’éducation, les bienfaits de l’éducation, l’intérêt d’évoluer dans un cadre précis, avec des adultes aimants et bienveillants : ces valeurs-là, elles ont toujours été primordiales dans le parcours de Pierre. Ses parents avaient ça dans le sang et le lui ont injecté, comme à sa sœur d’ailleurs, qui rêvait de devenir directrice de crèche et qui a aujourd’hui réalisé son rêve après avoir exercé quelques années en tant que puéricultrice. Des parents tellement convaincus des bienfaits de l’éducation, que c’est pour apporter un soutien pédagogique à une école qu’ils sont repartis au Cameroun avec toute la famille à la fin des années 90. Son année en Afrique en pleine adolescence c’était tout ça… autant dire que Pierre a été sensibilisé à l’importance de l’instruction, et de la transmission. Alors au moment des premiers jobs d’été, c’est tout naturellement qu’il s’est dirigé vers l’animation. Colos, centres de loisirs, centres aérés ; BAFA en poche, il a baigné quelques années dans ce milieu. Dans le même temps, il tente une année de prépa aux écoles de l’administration ; puis se réoriente en STAPS, pensant pouvoir allier sa passion de l’éducation à celle du sport. Très vite il sait qu’il ne sera pas prof et se lance dans la filière : « Education et motricité », pour finalement raccrocher en parallèle un cursus au sein de l’IAE – l’Institut d’administration des entreprises – en gestion. Ravi d’avoir un double bagage, il commence à y voir plus clair sur les perspectives professionnelles, et après un premier stage dans une banque, il y décroche un emploi après son Master. Pas tout à fait par hasard mais tout est allé très vite. Rapidement il dirige une agence bancaire. Pendant près de 5 ans, Pierre fait ses preuves, mais à la naissance de son fils en 2011, les compteurs sont remis à zéro. C’est l’heure du premier bilan de vie, et du premier tournant.

 

L’enfant et l’humain comme cœur de métier

Un tournant qui se fera en famille. La mère de son fils, Mélanie, est originaire du sud-ouest. Le couple décide ensemble, de revenir du côté de Toulouse. Rien de bien précis au départ, sinon l’envie d’avoir du temps pour s’occuper de leur fils, du temps pour partager des moments à deux, et du temps pour élaborer une vie qui ait du sens. Pierre sait au fond de lui que le sens ne pourra venir que du secteur de l’éducation. Travailler avec des êtres humains plutôt qu’avec des chiffres et des machines. Alors il cherche, fait un bilan de compétences, prend le temps de réfléchir. Au détour d’un salon professionnel, il découvre le concept de ces agences qui font le lien entre parents et nounous pour des gardes d’enfants à domicile. Le rendez-vous avec le fondateur d’Educazen sera le bon : « question de feeling » assure Pierre. Il se lance : « j’avais besoin d’une liberté intellectuelle, d’une liberté d’actions aussi, mais en équipe ». Et quelle équipe ! C’est avec sa femme que Pierre tente l’aventure Educazen. Au cœur du quartier Saint-Cyprien. Forte de son expérience d’assistance de direction, elle est le bras droit de Pierre, qui lui, gère l’agence avec une implication et un engagement de chaque minute. « Forcément : on nous confie des enfants » affirme-t-il, convaincu que chaque famille a un besoin propre qui mérite d’être entendu et d’être respecté. Persuadé que chaque nounou a quelque chose d’unique à apporter et qu’il faut aussi valoriser ces qualités-là. Et surtout : rigoureux dans ces choix du début à la fin, il assure qu’il choisit chaque nounou comme il avait au départ choisit la sienne, celle qui allait garder son fils pendant que lui et sa femme étaient aux manettes d’Educazen. Ce sont des rencontres, de l’émotion, de la confiance, qu’il faut créer. Pierre le sait et il en fait un défi quotidien. Dans le quartier d’ailleurs, les parents avec enfants à faire garder le savent : le bouche à oreille fonctionne, même David de chez Jazz a fait appel à ses services. Un quartier où Pierre a désormais ses habitudes : entre l’Almanach , le Bistrot 12 ou l’Actu Traiteur vous saurez où le trouver, et vous ne serez pas déçus. Vous risquez même d’être surpris tant l’humilité de l’homme est à la hauteur de sa richesse intérieure.

 

Photo by Céline Gaille

Texte by Milia Legasa

Comment s'y rendre ?

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51 Rue de la République, 31300 Toulouse, France

Métro

🅰️Saint-Cyprien – République

Horaires

Lundi 09h00 – 12h30 13h30 – 17h00
Mardi 09h00 – 12h30 13h30 – 17h00
Mercredi 09h00 – 12h30 13h30 – 17h00
Jeudi 09h00 – 12h30 13h30 – 17h00
Vendredi 09h00 – 12h30 13h30 – 17h00
Samedi Fermé
Dimanche Fermé

Contact

Tél : 05 61 78 05 95

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