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Les parasols naturels, Place Jean Diebold, seront-ils vraiment efficaces?

Le projet était dans les cartons depuis longtemps. Au début de l’été, canicule oblige, il a subitement été accéléré: le Conseil Municipal l’a validé. Et il n’aura fallu attendre que deux mois pour qu’elles sortent de terre ces fameuses canopées urbaines.

Canopées urbaines, parasols végétaux, méthode d’ombrage high tech ! Pour l’appellation exact, rien n’est encore parfaitement au point, mais pour la technique, tout est maitrisé au détail près. Ces parasols végétalisés ont été installés place Jean Diebold, au cœur du quartier, à la toute fin du mois d’août. Déjà, les habitants s’y sont habitués, et pourtant, ça n’a rien d’anodin.

Une première en France

L’expérience n’a jamais été tentée. Elle est le fruit du travail d’une start-up parisienne Urban Canopée. Pour la petite histoire, la technique avait même été présentée avec succès lors du très high tech salon CES de Las Vegas aux Etats-Unis.

Visuellement : il s’agit d’immense corolles métalliques dans lesquelles des jardiniers feront pousser des végétaux, ce qui donnera l’impression d’un jardin suspendu. Il faudra ensuite entre deux et trois ans pour que les arbres poussent et que l’effet soit total.

Ce sont de grandes corolles métalliques qui ont été installées. Il s’agit maintenant d’y faire pousser des végétaux à l’intérieur, de façon à former un jardin suspendu. Ces canopées remplissent pleinement leurs fonctions au bout de deux à trois ans, le temps que les plantes installées sur les structures se développent.

Un système qui permet aussi de lutter contre la pollution

D’après les dirigeants d’Urban Canopée la fonction de ses plantes ne saurait être réduites à apporter de l’ombre, le système permet aussi de lutter contre la pollution. En favorisant notamment la diversité écologique, mais aussi en rafraîchissant l’air. L’absorption du dioxyde de carbonne sera favorisée, et la pollution, sensiblement réduite à l’échelle micro-locale, autrement dit, dans le quartier.

Une expérimentation scientifique

Les canopées urbaines font également l’objet d’une attention scientifique particulière. Elles seront observées à la loupe par les chercheurs en ingénierie scientifique de Purpan. Des capteurs seront disposés au sommet des structures métalliques pour récolter des données sur la qualité de l’air.

A Toulouse, l’expérimentation va durer cinq ans. Bertrand Serp, le maire de quartier, a précisé: “Nous pourrions en installer d’autres dans des lieux minéralisés, comme par exemple des cours d’école”. Et Jean-Luc Moudenc,  président de Toulouse Métropole a ajouté: “cette démarche s’inscrit dans le programme Smart City aux côtés d’autres expérimentations de végétalisation de la ville”. Un travail mené sur la base d’une cartographie des îlots de chaleur dans la ville rose.

Texte by Milia Legasa